L’apôtre Paul a dit un jour : « Selon la justice qui est dans la loi, j’étais irréprochable. » Quand il témoigna devant le souverain sacrificateur dans Actes 23:1, « J’ai vécu en toute bonne conscience devant Dieu jusqu’à ce jour », que voulait-il dire ? Il voulait dire qu’il observait tous les commandements. Quels commandements observait-il ? Seulement les neuf premiers, parce qu’il est assez honnête pour dire dans Romains 7:7-8 que quand il est arrivé au dixième commandement, qui disait « Tu ne convoiteras point », il a découvert en lui « toutes sortes de convoitises ». Il s’est rendu compte qu’il y avait en lui une convoitise d’argent, une convoitise des femmes et des filles d’autrui, la convoitise des honneurs, et bien d’autres encore ; et il a compris qu’il lui était impossible d’observer ce commandement.
Quand l’apôtre Paul a été rempli du Saint-Esprit dans son cœur (tout comme quand le Saint-Esprit est venu et a rempli les gens le jour de la Pentecôte), il dit dans Romains 8:2 que « la loi du Saint-Esprit – qui n’est pas la loi des dix commandements mais – la loi de la vie en Jésus-Christ, m’a libéré de la loi du péché qui ne cessait de me faire tomber dans la colère, la convoitise et tout le reste », et il continue au verset 4 en disant « l’exigence de justice de la loi – qui est « Tu ne convoiteras pas » – est maintenant accomplie à l’intérieur de nous parce que nous ne marchons pas selon la chair, mais nous marchons selon l’Esprit ». Cela était impossible sous l’ancienne alliance.
Quand Jésus a parlé de surmonter ces péchés dans Matthieu 5, Il parlait de quelque chose qui est impossible pour un homme de faire sans la puissance du Saint-Esprit. Si vous lisez Matthieu 5, 6 et 7, vous trouvez que, à la fin de ces trois chapitres, la question la plus importante n’a pas été répondue. Quelle est-elle ? « Seigneur, comment vivre cette vie ? » Cela n’est même pas mentionné dans Matthieu 5, 6 et 7 ! Le Sermon sur la montagne montre simplement le standard de vie que Dieu attend d’un Chrétien de la nouvelle alliance, d’un Chrétien né de nouveau, mais comment y arriver n’est pas mentionné dans tout le sermon.
Alors comment saurons-nous quoi faire ? Je crois que Christ n’a proclamé le Sermon sur la montagne que pour créer un désir dans notre cœur pour cette vie, et que, si une personne a un désir ardent pour cette vie, elle ira vers Dieu et dira : « Seigneur, quelle est la solution ? » Et le Seigneur dira : « Tu avez besoin d’être rempli du Saint-Esprit. Tu as besoin d’être fortifié dans l’homme intérieur. »
Le grand apôtre Paul était un homme très intègre selon la loi, mais même lui ne pouvait pas surmonter ce désir jusqu’à ce qu’il soit rempli du Saint-Esprit, et alors l’Esprit de Dieu l’a libéré. C’est comme Jésus ouvrant les yeux de l’aveugle : l’aveugle ne pouvait pas les ouvrir lui-même.
Cela n’est possible que par la puissance du Saint-Esprit. En fait, nous pouvons vivre tout ce que Jésus a dit dans le Sermon sur la montagne seulement si nous sommes remplis du Saint-Esprit.
Je ne parle pas des contrefaçons bon marché qui circulent aujourd’hui sous le nom de « plénitude de l’Esprit ». Si la plénitude de l’Esprit que vous prétendez avoir expérimentée vous a fait trembler, rouler par terre, rire et parler en langues, mais que vous êtes vaincu par les péchés comme la colère et la convoitise sexuelle, si vous élevez encore la voix contre votre femme ou votre mari, alors vous n’avez pas été rempli du Saint-Esprit. Ne laissez personne vous tromper. Beaucoup de gens sont trompés. Le Saint-Esprit nous donne une nouvelle langue, pas seulement la capacité de parler en langues inconnues, mais même de contrôler notre langue maternelle. Cela ne sert à rien de parler en langues inconnues le dimanche matin à l’église et pourtant de crier contre votre femme dans votre langue maternelle le dimanche après-midi. Ce n’est pas la plénitude du Saint-Esprit.
La plénitude du Saint-Esprit nous donne le contrôle sur notre langue. Le fruit de l’Esprit est la maîtrise de soi, et Il nous donne la maîtrise de notre langue 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Si ce n’est pas le cas, vous devriez demander à Dieu de vous donner une véritable plénitude du Saint-Esprit. Remerciez Dieu pour les dons de l’Esprit, mais demandez à Dieu la véritable plénitude de l’Esprit, qui va au-delà d’avoir seulement les dons du Saint-Esprit. C’est la seule façon de surmonter. Il n’y a pas d’autre moyen.
Jacques dit que toute bête a été apprivoisée par l’homme, mais qu’aucun homme ne peut dompter la langue (Jacques 3:7-8). Seul le Saint-Esprit le peut. Si vous êtes rempli du Saint-Esprit, Il vous donnera le contrôle sur votre langue et sur vos yeux. Ce sont les deux parties du corps humain dont Jésus a parlé en relation avec le péché dans Matthieu 5:21-32. Pécher avec la langue, et pécher avec les yeux. Les deux sont très, très importants.
Ne soyez jamais satisfait d’une contrefaçon bon marché de la plénitude du Saint-Esprit si elle ne vous donne pas le contrôle sur votre langue et le contrôle sur vos yeux. Allez devant Dieu et dites : « Seigneur, j’ai une contrefaçon bon marché. Je veux être honnête avec Toi. Je convaincs juste les gens que je suis rempli du Saint-Esprit, et cela ne vaut rien. Je ne veux pas rater la véritable plénitude du Saint-Esprit. »
Quand j’étais un jeune Chrétien, j’étais vaincu dans ces deux domaines. Tandis que je cherchais la plénitude du Saint-Esprit, les gens m’envoyaient dans différentes assemblées, mais j’étais tellement déçu par ce que je voyais là-bas. J’entendais beaucoup de bruit et je disais : « Seigneur, ce n’est pas ce que je cherche. Je cherche la puissance pour surmonter le péché. Même si cela prend dix ans, je veux la vraie chose. Je veux ce que Pierre, Jacques et Jean ont reçu le jour de la Pentecôte, pas la contrefaçon bon marché qui circule dans le monde aujourd’hui. »
Le diable veut que les gens soient satisfaits d’une contrefaçon. Si vous alliez acheter de l’or ou des diamants, ou même des billets de banque, avec quel soin vous veilleriez à ne pas avoir de contrefaçon. Si vous savez qu’il y a beaucoup de fausse monnaie qui circule, vous serez prudent pour regarder les billets de cinq cents roupies que vous prenez. Combien plus prudents devons-nous être à propos de quelque chose qui concerne notre destinée éternelle : la véritable plénitude du Saint-Esprit !
Ne vous contentez pas d'une contrefaçon. Si vous n'êtes pas satisfait des contrefaçons d'or, de diamants et de billets de banque, à combien plus forte raison ne devriez-vous pas vous satisfaire d'une contrefaçon dans le domaine de la plénitude de l'Esprit. Voici le test : l'Esprit de Dieu vous a-t-il affranchi de la loi du péché et de la mort (Romains 8:2) ? Voilà le test.